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| COTON CERTIFIÉ ÉQUITABLE SUR LE MARCHÉ CANADIEN - Les produits faits de coton certifié équitable sont vendus au Canada depuis 2006. Le coton certifié équitable est cultivé par 13 organisations de producteurs, la plupart de ces groupes étant situés au Pérou, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Cameroun et Inde | ||||
L’envers de l’étiquette !
Le coton est l’une des plus vieilles et des plus importantes cultures au monde. Plus de 100 millions de ménages dans 70 pays partout dans le monde dépendent de la production du coton pour leur subsistance. Les plus grands pays producteurs sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Ouzbékistan et les régions centrales et occidentales du continent africain. Le coton est une source importante d’emplois et de revenus, mais également à l’origine de milliers de décès, maladies, anomalies et suicides chez les producteurs.
La culture du coton est lparmi les plus polluantes. La production conventionnelle de coton contamine les écosystèmes locaux et la santé des agriculteurs. 10% de l’utilisation mondiale totale de pesticides est absorbé par les plantations de coton, et leur irrigation constitue l’une des principales sources du tarissement global de l’eau.
Le déclin de la valeur du coton
Le prix mondial connaît un déclin depuis quelques décennies. En 2001 et 2002, le prix du coton chute pour se stabiliser à 0,91 $ US/kg, le plus bas niveau depuis les 30 dernières années. Bien que le prix actuel est connaît une reprise, il demeure toujours l’équivalent à 30 % de sa valeur dans les années 1980.
Plus de 75 % du coton produit aux États-Unis est distribué sur le marché mondial, bien souvent à un prix plus bas que ses coûts de production. La valeur déclinante du coton coïncide avec l’émergence de la fibre synthétique, les plus importants étant le polyester et le nylon. La fibre de coton à céder des parts de marché aux autres tissus textiles passant de 88 % de toutes les fibres vendues sur les marchés mondiaux en 1940 à 40 % aujourd'hui. Cette baisse significative n’est pas sans lien avec les fluctuations des prix. Les fortes subventions américaines, européennes et chinoises à leurs industries nationales font pression sur le marché mondial. Aux États-Unis, les producteurs de coton bénéficient d'une aide gouvernementale atteignant environ 4,2 milliards de dollars, soit l’équivalent de la valeur totale des récoltes américaines. Les petits planteurs de coton des pays en développement doivent faire face à des prix du coton toujours plus bas, à cause des exportations de coton des pays industrialisés généreusement subventionnées.
Sous l’égide de FLO (Fairtrade Labelling Organizations International), les producteurs de coton certifié équitable développent une production viable au plan environnemental. Ils sont assurés de toucher un prix minimum couvrant leurs coûts de production, de même qu’une prime pour investir dans des initiatives sociales et économiques dans leurs communautés.
Normes internationales du commerce équitable pour le coton
- Les producteurs ont de petites exploitations agricoles familiales regroupées en coopératives (ou associations) qu’ils détiennent et administrent eux-mêmes.
- Le prix minimal garanti est versé directement à la coopérative.
- L’application de normes environnementales limite l’utilisation de produits chimiques et favorise l’éco-agriculture.
- Une coopérative qui le demande peut obtenir une marge de crédit avant la récolte atteignant 60 % du prix d’achat.
- Une prime sociale est comprise dans le prix d’achat. Elle permet aux coopératives de faire des investissements socioéconomiques dans des domaines comme l'éducation, la santé, l’équipement de transformation ou le crédit aux membres.
- Les organisations de producteurs sont garanti de vendre leur coton au prix plancher de 0,36 à 0,61 euro par kilogramme.
- Une prime du commerce équitable de 0,05 euro par kilogramme de coton est ajoutée au prix de vente.
- Le travail forcé, y compris le travail des enfants, est interdit.
Le coton certifié équitable au Cameroun
(en français et sous-titre en anglais)
Faits sur le coton
- Selon des fouilles archéologiques, le coton sauvage était utilisé pour la confection de vêtements à une époque aussi reculée 5 000 ans avant J.-C.
- Le développement de la production de coton à grande échelle reposait sur le travail de millions d'esclaves africains qui peinaient sur les plantations et ce, souvent dans des conditions brutales.
- Les plants de coton, les cotoniers, sont des arbustes feuillus pouvant atteindre 3,5 m. de hauteur mais dans les fermes commerciales, ils sont taillés à environ 1,2 m. La fibre de coton se développe dans fruit ou la capsule du cotonnier qui émerge des fleurs crèmes roses de la plante.
- Le coton pluvial est généralement de meilleure qualité et nécessite moins de pesticides que le coton irrigué. Pourtant, même en y incluant la production de l'Afrique, le coton pluvial ne représente que 27 % de la production.
- Le coton passe par sept étapes distinctes de traitement, allant du coton brut au vêtement. Bien que les normes du commerce équitable s’appliquent à la culture du coton en graine, chaque étape de la chaîne d'approvisionnement doit néanmoins se conformer aux normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour que le produit fini soit certifié équitable.
- Les cultures du coton conventionnel utilisent 25 % des pesticides vendus dans le monde, alors que le coton représente seulement 2,5% de la surface agricole mondiale. C’est la culture la plus polluante de la planète.
- Le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète, après le riz et le blé, avant le maïs et les fruits et légumes. Il faut, selon les techniques utilisées, entre 7 000 et 29 000 litres d’eau pour produire un kilo de coton, alors que 900 litres "seulement" sont nécessaires pour un kilo de blé et 1 900 litres pour un kilo de riz.
La certification du commerce équitable signifie :
- L’inspection sur place des organisations de producteurs certifiés dans les pays en développement;
- Des rapports périodiques et contre-vérifications régulières faisant état et suivi des transactions.
- La vérification sur place des entreprises canadiennes au regard des normes établies;
- Le contrôle de l’utilisation du logo « Certifié Équitable ».




