Neuville veut devenir une ville équitable
Denise Paquin—Mardi, Janvier 19, 2010
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Hélène Roy, Renée Delisle et Julie Roy forment le sous-comité chargé du dépôt de la candidature de Neuville à la certification de ville équitable de TransFair Canada. Photo: Denise PaquinReconnue comme ville de l'achat local, Neuville veut devenir un leader de la consommation responsable en revendiquant le statut de ville équitable, la deuxième au Québec. |
Appuyé par le conseil municipal, le comité d'achat local prépare fébrilement la candidature de Neuville auprès de TransFair Canada, organisme national de certification équitable au pays.
«Notre objectif est d'obtenir la certification en avril», annonce Renée Delisle qui, avec Hélène Roy et Julie Roy, compose le sous-comité du comité d'achat local de Neuville chargé du dépôt de la candidature de la ville.
Après avoir mené avec succès depuis 2006 une campagne d'achat local qui a permis, entre autres, le maintien de l'épicerie, le comité veut donner une dimension de solidarité et environnementale à sa campagne.
Afin de bien marquer le pas, la soixantaine de membres du comité a décidé d'adopter le nouveau nom de Comité pour l'achat neuvillois et équitable et le logo vert et marron de CANÉ.
Renée Delisle, Hélène Roy et Julie Roy appuient l'achat de produits équitables pour aider directement les agriculteurs et travailleurs des pays en voie de développement. Elles veulent maintenant appliquer le principe à Neuville en créant un pont entre achat équitable, achat local et consommation responsable.
Pour Hélène Roy, l'achat local n'a que des effets positifs puisqu'il permet aux producteurs locaux de mieux vivre, il encourage le dynamisme économique, la diversité de l'offre, la création d'emplois et, en sus, contribue à l'amélioration de l'environnement, notamment par la réduction des gaz à effet de serre (GES).
«Quand on est conscient [de l'impact de la proximité au niveau de la planète], on en vient à agir. Chaque fois qu'on fait un geste, ça se répercute sur tout le monde», affirme-t-elle. «On peut être indifférent, mais on ne peut pas être contre», renchérit Julie Roy.
Le sous-comité a entrepris l'automne dernier la démarche qui mènera à la certification de ville équitable.
À l'heure actuelle, une seule ville au Québec, La Pêche, détient la certification. Il y en a sept au Canada. Mais la demande est grande. Une douzaine de villes canadiennes sont en lice, dont Québec et Vancouver. «On voudrait battre Québec au fil d'arrivée!» lance Renée Delisle.
Le sous-comité a déjà réalisé deux des quatre conditions essentielles à l'obtention de la certification. Il a obtenu une résolution du conseil municipal en novembre et confirmé la disponibilité de produits certifiés équitables dans au moins deux commerces et un restaurant.
Il lui faut maintenant obtenir l'appui du milieu, soit celui d'organismes par des lettres d'appui et celui de la population par des signatures. Parallèllement, le comité tient une campagne d'information.
Les responsables profiteront de la Fête des neiges, le 23 janvier, pour récolter «le maximum de signatures pour assurer la réalisation du projet», dit Renée Delisle qui estime que la certification développera le sentiment d'appartenance des Neuvillois et suscitera leur fierté d'oeuvrer à un objectif commun.


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